Honduras se reincorpora al CIADI, profundizando su exposición a reclamaciones multimillonarias
Le 6 mars 2026, le président Nasry Asfura a signé la Convention du CIRDI au nom du Honduras, annulant ainsi le retrait décidé en 2024 par le gouvernement précédent. Le gouvernement présente cette réadhésion comme une mesure visant à rétablir la « sécurité juridique » et à attirer les investissements dans les projets d’infrastructure et d’énergie. Cependant, la société civile, les organisations autochtones et de défense des droits humains s’opposent à cette décision, avertissant que le système privilégie le capital transnational au détriment des droits collectifs et de la souveraineté territoriale. Les détracteurs soulignent que le Honduras est déjà exposé à d’importants litiges dans le cadre du mécanisme de RDIE, notamment le différend Próspera ZEDE, d’un montant de 10,8 milliards de dollars, concernant l’abrogation de la législation sur les villes-charte. Cette réadhésion illustre le dilemme auquel sont confrontés les États fortement endettés et à faible revenu : la pression politique pour paraître « favorable aux investisseurs » entre souvent en conflit avec la viabilité budgétaire à long terme. En réintégrant le système du CIRDI, le Honduras s’expose davantage à des réclamations colossales, ce qui soulève des questions fondamentales quant à savoir si les avantages perçus de l’adhésion au CIRDI l’emportent sur les coûts financiers et réglementaires.