Quoi de neuf dans CIE?
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Our Lake, Our Solutions: Two years of progress and partnerships
Il y a deux ans, l’Institut international du développement durable (IISD) a accueilli le Sommet du bassin du lac Winnipeg à Winnipeg au Manitoba. L’événement a regroupé 150 parties prenantes qui ont discuté des solutions pour le lac Winnipeg, le 10e plus grand lac d’eau douce au monde et l’un des plus stressés quant aux nutriments.
Pour commémorer le deuxième anniversaire du Sommet, l’IISD a produit une vidéo dans laquelle nous donnons un aperçu des progrès réalisés depuis 2010, plus particulièrement les recherches portant sur les façons de concrétiser le concept d’une bioéconomie pour le bassin du lac Winnipeg.
L’un des principaux points issus du Sommet est que le problème de l’apport de phosphore dans le lac Winnipeg pourrait être renversé et considéré comme une occasion d’innover et une opportunité de développement économique. Le phosphore est essentiel pour l’agriculture et la sécurité alimentaire mondiale. Le Manitoba, gardien du lac Winnipeg et recevant les nutriments provenant de trois autres provinces, a une remarquable possibilité de développement durable, une qui pourrait être bonne pour l’économie, l’environnement et toute la population de cette province.
Après le Sommet, l’IISD s’est chargé de la mise en œuvre de l’idée d’une bioéconomie, soit une économie dans laquelle les éléments essentiels de l’industrie et les matériaux de base pour l’énergie proviennent de ressources végétales renouvelables. Cette vidéo montre, par exemple, la récolte d’une plante commune dans les zones humides, la massette (Typha spp.). Cette initiative pilote a prouvé qu’Il est possible de récolter, à grande échelle, cette source de biomasse. En tout, l’IISD a récolté 850 balles de massettes dans le marais Netley-Libau, dans les fossés le long de la route Transcanadienne et à Pelly's Lake dans le district de conservation de LaSalle Redboine. La récolte de ces balles se traduit par l’élimination d’environ 900 kilogrammes de phosphore, équivalent à la quantité de phosphore contenue dans 3 300 sacs d’engrais pour la pelouse. La récolte a également compensé environ 630 tonnes de carbone, équivalant à la production d’une moyenne annuelle d’émissions de gaz à effet de serre de 120 voitures.
Pas de vie sur Terre sans eau. Pourtant, il s'agit d'une ressource menacée et sous-évaluée. Les deux obstacles les plus importants à l'amélioration de la gestion de l'eau sont d'ordre financier et institutionnel. Le secteur de l'eau nécessite une utilisation novatrice des instruments financiers et d'investissement qui renforce la gestion intégrée des ressources hydriques à l'échelle locale et régionale et restaure le capital naturel.
Le Centre d'innovation pour l'eau de l'IISD (CIE) répond à ce besoin. L'IISD combine cinq ans d'expérience de recherche au sujet du capital naturel et des services écosystémiques avec 20 ans d'expertise institutionnelle au sujet des instruments de politique pour le développement durable. Il apporte cette expérience au secteur de l'eau par l'entremise du Centre d'innovation pour l'eau.
L'IISD pense que bien que la simple fait de qualifier l'eau de « produit de base » ne suffira pas pour régler la crise hydrique mondiale, l'aspect économique joue rôle important. L'évaluation correcte de notre capital naturel tel que l'intégritédes bassins hydriques et des terres humides qui purifient l'eau et offrent une protection contre les inondations et les sécheresses constitue une orientation de politique hydrique dont l'importance est cruciale. Le Centre d'innovation pour l'eau apporte cette perspective à notre principal projet : la gestion stratégique du bassin du lac Winnipeg, incorporant l'innovation dans les domaines financier, institutionnel et technologique. Nos travaux tireront avantage des pratiques exemplaires mises en ouvre dans le monde entier et offriront une analyse et des solutions applicables à la gestion de l'eau dans d'autres régions du monde qui subissent elles aussi un stress hydrique.
Sommet sur le bassin du lac Winnipeg (2010)
Les 30 novembre et 1er décembre 2010, environ 150 scientifiques, décideurs, dirigeants d’entreprises, membres de la société civile et autres personnes intéressées se sont réunis à Winnipeg pour un sommet intensif de deux jours intitulé « Sommet sur le bassin du lac Winnipeg » ayant pour objectif le développement de solutions visant à améliorer la qualité de l’eau tout en tenant compte des valeurs environnementales, sociales et économiques. Les exposés réalisés par le personnel de l’Institut international du développement durable (IISD) et par les conférenciers invités ont éclairé de longues discussions dirigées par un animateur. Parmi les sujets abordés : l’histoire du
bassin, l’état actuel du lac, des études de cas provenant du monde entier et un exemple de possible « bassin hydrographique de l’avenir » pour le Manitoba. Le sommet s’est terminé sur un consensus quant à la nécessité de la formation de partenariats et de collaborations, et une demande présentée à l’IISD de présider un groupe d’étude dont le mandat est de produire un plan d’action quinquennal.
Bassin du lac Winnipeg
Le lac Winnipeg est le dixième plus grand lac d'eau douce au monde. Il fait face à une multitude de défis environnementaux. Les charges en éléments nutritifs imposées au lac ont apparemment excédé les seuils écologiques et il fait maintenant l'objet de l'attention concertée, bien méritée, des communautés scientifique et institutionnelle. Le Centre d'innovation pour l'eau oeuvrera dans les domaines de la gestion intégrée des sols et de l'eau en coordonnant les travaux existants et proposés afin de trouver des solutions à l'échelle du bassin.
L'eau dans le monde
De toutes les ressources nécessaires pour la survie des écosystèmes et des services qu'ils fournissent pour le maintien de la santé et du bien-être humains, on peut soutenir que l'eau est la plus importante. Le défi qu'est la fourniture de réserves d'eau propres et fiables est exacerbé par les incidences prévues des changements climatiques sur les réserves, la qualité et la fiabilité futures de l'eau. Le Centre d'innovation pour l'eau (CIE) fait la promotion de la GIRE pour réaliser les multiples objectifs de politique liés au développement social, économique et environnemental.


