Les réseaux et les partenariats sont de plus en plus importants pour le développement durable, cela non seulement à l’égard des projets individuels qu’ils permettent d’entreprendre mais également à l’égard de la valeur ajoutée et de l’effet multiplicateur qu’ils produisent.
Les travaux de l’IIDD sur les réseaux de connaissances ont commencé en 1995 lorsqu’il a coparrainé le groupe de travail dirigé par Maurice Strong sur les priorités de l’internationalisme canadien au XXIe siècle. Le groupe de travail a reconnu que la nouvelle économie fondée sur les connaissances créait la possibilité d’un nouveau paradigme du développement international; un dans lequels les distinctions entre le Nord et le Sud commenceraient à s’estomper. Selon l’une des conclusions du groupe de travail, le « courtage des connaissances » et le « réseautage des connaissances » revêtiraient une importance croissante en tant qu’outils du développement international.
Il est cependant rapidement devenu manifeste qu’il serait impossible d’établir des réseaux d’information sans promouvoir des réseaux de personnes. Dans un monde en rapide évolution, il est impossible de documenter l’intégralité des connaissances. Il est, de loin, beaucoup plus efficace d’établir des relations entre les gens qui leur permettent d’expérimenter de nouvelles idées ensemble et de prendre confiance dans leur capacité à adapter les solutions à leur propres besoins. Des réseaux bien gérés peuvent aider à combler l’écart entre la connaissance et les actes en matière de développement durable.
Au moyen de notre propre expérience et de discussions avec d’autres, l’IIDD a déterminé ce que nous appelons « l’avantage de réseau » qui se traduit par :
la création de valeur commune, soit le développement de nouvelles perspectives au moyen de l’interaction de différents points de vue et approches;
la création de liens avec les processus de création de politiques pour promouvoir le changement des politiques et pratiques afin de soutenir le développement durable;
l’apparition d’une capacité de développement de tous les membres dans les domaines de la recherche et des communications, en particulier une meilleure compréhension des considérations régionales et sectorielles en matière de développement durable.
Au cours de la période précédant le Sommet mondial sur le développement durable (août - septembre 2002), nous avons élargi nos recherches pour y inclure les modèles de partenariats multilatéraux (le « Type 2 » ou résultats non-négociés de Johannesburg). Les éléments suivants peuvent révéler le succès de ces partenariats :
la réalisation d’objectifs immédiats;
la qualité de l’expérience de partenariat elle-même (respect et confiance entre les partenaires, partage de connaissances, optimisation des ressources, règlement des conflits);
la matérialisation de « l’effet multiplicateur » : lorsque le partenariat se traduit par des avantages supplémentaires ou inattendus tels que l’influence qu’il exerce sur les organisations, les politiques et les pratiques au-delà de ses activités immédiates).
The Terminology of Knowledge for Sustainable Development: Information, Knowledge, Collaboration and Communications (2005) (PDF - 205 kb)
Il s’agit d’un glossaire de termes et d’une typologie des modèles de collaboration et des approches de communication.
Scoping the Convergences of Knowledge, Technology, Community and Decision-making (2004) (PDF - 212 kb)
Les concepts et pratiques de connaissance sont nés de la fertilisation croisée des approches de gestion dans le secteur privé, de l’innovation au niveau de l’utilisation des technologies de l’information et des communications et des processus conçus pour aborder le développement international au moyen d’approches plus consultatives.
What to Consider in Creating a Strategic Alliance (2006) (PDF - 164 kb)
Bien que de nombreux instituts de recherche possèdent une certaine expérience dans le domaine des réseaux, des communautés de pratique et autres formes de collaboration institutionnelle et individuelle, l’approche d’alliance est, pour ces organisations sans but lucratif, encore relativement nouvelle. Ce court document offre des conseils concernant la façon de mettre en place une alliance stratégique.
Working Together for Sustainable Development (2002) (PDF - 316 kb)
D’une conférence électronique rassemblant plus de 450 participants (dont un tiers dans des institutions du Sud), nous avons tiré un ensemble de caractéristiques fondamentales des partenariats. Les archives de la discussion sont également disponibles.
Strategic Intentions: Managing Knowledge Networks for Sustainable Development (2001) (PDF - 509 kb)
Strategic Intentions est le livre phare de l’IIDD concernant l’établissement et la gestion des réseaux de connaissances. Il contient des chapitres sur la gouvernance, les équipes virtuelles, les communications et l’évaluation. Ce recueil d’observations, de perspectives et de leçons tirées de la pratique démontre la véritable valeur de « l’avantage de réseau » dans le cadre de la poursuite du développement durable.
Strategic Intentions: Principles for Formal Knowledge Networks (2001) (PDF - 384 kb)
Ce document est un survol des réseaux de connaissances formels, un modèle de réseautage considéré par l’IIDD comme une approche de la collaboration plus structurée et axée sur les résultats. Le document examine brièvement les motivations qui sous-tendent l’accroissement de l’intérêt et l’expérimentation avec les réseaux, les différentes sortes de connaissances et leur pertinence par rapport aux réseaux de connaissances, l’éventail des modèles de collaboration disponibles pour le partage, le regroupement et la création des connaissances, le modèle formel de réseau de connaissances en tant qu’approche distincte, les principes de fonctionnement des réseaux de connaissances formels et un bref exposé des composantes fondamentales de ces réseaux.
Formal Knowledge Networks: A Study of Canadian Experiences (1998) (PDF - 467 kb)
En 1998, l’IIDD et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) ont demandé au Dr Howard Clark d’étudier les expériences canadiennes en matière de réseaux de connaissances formels. L’ouvrage résultant de cette étude indiquait les innovations, y compris les structures et une gouvernance plus formelles et rigoureuses, l’inclusion d’autres secteurs dans les réseaux (en particulier le secteur privé) et l’accent mis sur les résultats. Alors que M. Clark était particulièrement intrigué par les avantages économiques tirés de ces résultats au moyen de la commercialisation, le principal message qu’en a retiré l’IIDD était qu’un réseau devait pouvoir être mis en œuvre. Les réseaux de recherche créés à cette seule fin ne constituaient plus un procédé acceptable : cela ne
réalise pas le plein potentiel que possèdent les réseaux de convertir la connaissance en actions pour favoriser le développement durable.