
La gestion des ressources naturelles est l’un des éléments essentiels de la lutte pour un développement plus durable et plus équitable.
| · Henry David Venema Directeur, Gestion durable des ressources naturelles | ||
| · Alec Crawford Gestionnaire de projet | ||
| · Anne Hammill Chercheuse principale | ||
| · Brian Davy Associé | ||
| · Bryan Oborne Associé | ||
| · Darren A. Swanson Gestionnaire de projet | ||
| · Dimple Roy Gestionnaire | ||
| · Keith Bezanson Membre honoraire senior | ||
| · Matthew McCandless Gestionnaire de projet | ||
| · Ola Ullsten Membre honoraire senior | ||
| · Richard Grosshans Associé | ||
| · Robert McLeman Associé | ||
| · Stephan Barg Associé | ||
| · Stephen Tyler Associé | ||
| · Tony Hodge Associé | ||
| · Vivek Voora Gestionnaire de projet | ||
| · Richard Lawford Associate | ||
Desperate Times, Desperate Measures: Advancing the geoengineering debate at the Arctic Council
(PDF - 640 kb)
L’Arctique est comme le canari dans la mine de charbon. Il nous prévient des impacts croissants des changements climatiques car c’est là qu’ils frappent en premier. En 2007, la calotte glaciaire de l’Arctique a diminué pour arriver à sa plus petite taille jamais constatée, 37 % en deçà de la moyenne enregistrée. Cet abrupte déclin, tout à fait nouveau par rapport à une tendance généralement linéaire et prévisible observée au cours des décennies passées, a inquiété la communauté scientifique et suggère que nous pourrions nous trouver plus près que nous ne le pensions d’un dangereux « point de non retour ». Parallèlement, la mondialisation économique atteint finalement cette région marginalisée sous forme d’une exploitation accrue des ressources conduisant, elle-aussi, à une production accrue
d’émissions de gaz à effet de serre et, par conséquent, à des changements climatiques supplémentaires.
Aussi désagréable que la lecture puisse en être, ce document soutiendra que nous devons explorer les possibilités de la géoingénierie comme option d’urgence en cas d’échec du régime d’atténuation. Étant donné les graves incidences qu’ont les changements climatiques sur l’Arctique et le rôle que joue cette région dans l’évolution du climat mondial, les pays de l’Arctique ont une responsabilité particulière pour diriger cette recherche et le débat connexe. En tant qu’unique forum de gouvernance circumpolaire sur les questions climatiques, le Conseil de l’Arctique semble le lieu tout indiqué pour ce faire. Les auteurs de l’article se penchent sur l’état de la gouvernance mondiale de la géoingénierie et sur les formes possibles de contribution du Conseil de l’Arctique.
Pimachiowin Aki World Heritage Project Area Ecosystem Services Valuation Assessment (PDF - 2.5 mb)
Pimachiowin Aki Corp. est une organisation à but non lucratif qui travaille à l'établissement d'un site du patrimoine mondial au sein d'une région couvrant environ 40 000 km² de forêt boréale vierge qui chevauche la frontière entre l'Ontario et le Manitoba. Le groupe sans but lucratif a demandé à l'IIDD de lui donner une estimation de la valeur économique des services fournis, aux résidents et aux non-résidents, par les environnements naturels de Pimachiowin Aki.
Alors que certains avantages spirituels et culturels étaient difficiles à évaluer en termes économiques, le service écosystémique tel que la séquestration de carbone, le tourisme, des ressources en en air et en eau propres ont effectivement une valeur économique pouvant être mesurée. Les mesures ne sont pas exactes, un avantage ne peut être mesuré du point de vue financier. Cependant, au moyen d'une approche d'évaluation, il a été estimé que la valeur globale des services écosystémiques fournis par Pimachiowin Aki se situe approximativement entre 121,35 et 130,30 millions de dollars canadiens par an.
Un sommaire du rapport (PDF - 2.2 mb) est également disponible.
Écosanté et bassins hydrologiques : Approches écosystémiques de la réintégration de la gestion des ressources en eau dans la santé et le bien-être
Notre santé et notre bien-être sont liés aux bassins hydrologiques mais nous ne possédons qu'une expérience limitée dans le domaine de la gestion de ces derniers. Cette publication présente un nouveau domaine de recherche, de politique et de pratique qui répond à ce besoin en étant axé sur les bassins hydrologiques en tant que cadre dans lequel intégrer la gestion des écosystèmes et la santé publique. Un ensemble d'innovations internationales sont présentées au lecteur, y compris deux approches complémentaires de la santé et de l'environnement. La première, l'écosanté, est fondée sur l'hypothèse selon laquelle la santé et le bien-être humains dépendent non seulement des écosystèmes mais constituent également des résultats importants de la gestion écosystémique efficace. La seconde, la gestion intégrée des
ressources en eau (IWRM), est fondée sur l'hypothèse que les bassins hydrologiques sont des unités appropriées pour gérer les systèmes socio-écologiques.
Les avantages de l'IWRM pour la santé, l'égalité sociale et pour la résilience socio-écologique sont examinés en mettant l'accent sur le possible rôle des systèmes de bassins hydrographiques bien gérés en tant que tampons qui absorberaient les dangers et catastrophes environnementaux ainsi que cadres nouveaux pour la gouvernance, l'apprentissage social et le bien-être humain. L'ouvrage souligne la nécessité de l'existence de cadres et de gouvernance intégrés, plus particulièrement ceux qui peuvent répondre aux ordres du jour convergents des communautés dans les domaines de la santé publique, du développement et des ressources en eau. Les principales questions sont décrites, posant les fondements de la recherche, des politiques et des activités de sensibilisation futures.
Un Sommaire exécutif (PDF - 120 kb) autonome en anglais, français et espagnol est également disponible.
Le Programme de gestion durable des ressources naturelles (GDRN) réalise des activités de recherche en matière de politiques, offre des conseils et développe la capacité de gestion des ressources naturelles intégrée, participative et durable. Le travail de l’IIDD dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles reconnaît que le véritable test pour une bonne politique, qu’elle soit d’origine mondiale, fédérale, provinciale ou municipale, est de savoir si elle effectue la promotion de la résilience à l’échelle locale. L’IIDD pense que la gestion adaptative bâtit des écosystèmes résistants. La « gestion adaptative » considère chaque mesure de gestion comme une possibilité d’en apprendre plus sur la façon de s’adapter à des circonstances changeantes, l’apprentissage par les actes judicieux. L’IIDD est engagé envers la recherche, la divulgation et l’application des politiques, outils et techniques de gestion adaptative des écosystèmes qui créent une résilience à l’échelle de la collectivité.
Les projets actuels du programme de GDRN sont axés sur les ressources en eau et l’agriculture dans l’Ouest Canadien. Le Symposium sur les politiques en matière d’eau dans les Prairies qui a eu lieu en septembre 2005 à Winnipeg regroupait 100 experts dans le domaine de l’eau. Ils ont discuté des recherches de l’IIDD sur les sources de stress cumulatives sur l’eau des Prairies et sur la capacité de gestion adaptative. L’IIDD poursuit maintenant des recherches en matière de politique sur la conjonction de la gestion intégrée des ressources en eau et du paiement pour les écoservices dans le contexte des Prairies canadiennes.
Les outils et les méthodes développés par le programme de GDRN ont des applications qui dépassent largement les Prairies canadiennes. L’action internationale du SNRM s’attache aussi aux façons de développer dans les collectivités une capacité de résister aux sources de stress environnemental comme les changements climatiques et les dangers naturels. Le tsunami qui a ravagé l’Asie en 2004 a poussé les membres de l’équipe de la GDRN de l’IIDD à lancer un projet du Fonds d’innovation intitulé Natural Disasters and Resource Rights: Building Resilience, Rebuilding Lives (Catastrophes naturelles et droits relatifs aux ressources : bâtir la résilience, rebâtir la vie), qui a examiné le rôle des droits relatifs aux ressources naturelles (tells que la propriété des terres, l’accès à la mer et les produits forestiers) dans la résilience des collectivités face aux catastrophes naturelles, et l’efficacité de la reconstruction postérieure à une catastrophe.
Les travaux de l’IIDD dans le domaine des ressources naturelles suivent une tradition de recherche neutre et pluridisciplinaire débouchant sur des conseils pratiques en matière de politique et portent sur les domaines suivants.
Eau
Les bassins hydrographiques permettent d’adopter une perspective fondée sur le lieu aux fins de la gestion des ressources en eau. La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et le concept de biens et services écologiques (BSE) apparaissent comme de puissants concepts de politique qui encadrent la gestion moderne des ressources en eau. Ces deux concepts sont les pierres angulaires des recherches liées à l’eau effectuées par l’IIDD.
Agriculture
Les Prairies du Canada font face à de multiples et constantes crises dont l’effondrement des prix des produits de base, les revenus agricoles désastreux et le changement de climat. Les recherches de l’IIDD visent à redéfinir un système durable d’agriculture dans les Prairies qui soit résilient face aux chocs et aux stress tant environnementaux qu’économiques. Les recherches en cours sont fondées sur les concepts de systèmes de cultures vivaces et biodynamiques, d’évaluation des biens et services écologiques et de production durable de bioénergie.
Environnement et sécurité
Depuis 1999, l’IIDD examine la façon dont une meilleure gestion environnementale peut profiter à la sécurité humaine, y compris la fourniture de moyens d’existence durables, la résilience face aux catastrophes, la prévention des maladies, l’évitement des conflits et la consolidation de la paix ainsi que la reconstruction post-conflictuelle. Facilité au moyen de partenariats avec des gouvernements, des ONG et des institutions multilatérales, ce travail à pour but d’offrir des outils pratiques pour explorer les liens entre l’environnement et la sécurité.