
Si nous n’abordons pas bientôt les questions de la pauvreté et de l’inégalité, nous devrons faire face à des conflits accrus et à de plus amples dommages infligés aux écosystèmes.
L’atteinte du développement durable repose sur deux incontournables : la réduction de la pauvreté et la promotion du développement humain. L’existence d’inégalités croissantes au sein même des pays et entre eux constitue une tendance inquiétante qui, si elle n’est pas redressée rapidement, se traduira par un conflit social approfondi et un taux accru de détérioration de l’écosystème. C’est cependant de façon novatrice que ces questions doivent être abordées. Nous devons délaisser les réponses traditionnelles fondées sur une maigre distribution des fruits de l’essor économique à ceux qui sont dans le besoin pour adopter des réponses de politique qui permettent aux pauvres une plus vaste participation, leur ouvrent des débouchés plus larges et leur confèrent un contrôle mieux établi sur leur propre processus de développement.
Depuis 1992, l’IIDD cherche à fournir ces réponses au moyen de l’analyse de politiques, de la collecte de renseignements, de l’évaluation et de la modélisation des répercussions ainsi que de la participation et de la sensibilisation du public. Notre approche reconnaît la nécessité d’une participation mondiale constructive à l’échelle internationale combinée avec de solides politiques nationales et actions des particuliers.
L’IIDD est convaincu que les mesures les plus efficaces pour réduire la pauvreté et promouvoir le développement humain sont celles qui intègrent dans un même cadre complet la gestion durable des services écosystémiques, la promotion du développement économique et la garantie de l’égalité sociale. La mise en œuvre de ces mesures exige l’utilisation d’un vaste éventail d’outils, allant des techniques de participation publique aux outils d’évaluation intégrée, pour comprendre la relation complexe entre les facteurs constitutifs du bien-être, les services écosystémiques et les institutions.
Notre équipe possède une expérience et une compétence considérables dans ces domaines qui ont fait de l’IIDD un chef de file international quant à la compréhension des liens entre le développement humain et les services écosystémiques. Pour maintenir la continuité de nos travaux sur la pauvreté et l’environnement, nous avons établi un « Groupe de travail sur la pauvreté et l’environnement » qui chevauche les divers programmes. Ses membres sont Aaron Cosbey, Anne Hammill, Dale Rothman, Marlene Roy et Oli Brown.
Accords multilatéraux sur l’environnement et pauvreté
Les accords multilatéraux sur l’environnement tels que la Convention sur la diversité biologique, la Convention sur la lutte contre la désertification et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques contiennent des mécanismes de protection de l’environnement qui peuvent également servir à réduire la pauvreté. Nous cherchons des façons de lier ces mécanismes aux efforts de réduction de la pauvreté au moyen de la gestion des ressources naturelles à l’échelle locale. Ces travaux sont financés par une subvention du Fond d’innovation de l’IIDD.
Connecter la pauvreté et les écosystèmes
L’IIDD a élaboré un cadre qui permet de relier le bien-être des gens aux services écosystémiques. Ce cadre a ensuite été utilisé pour fournir un aperçu préliminaire de l’état de la pauvreté et des écosystèmes dans sept pays subsahariens.
Techniques et capacités participatives
Bien que les pauvres participent de plus en plus aux diverses étapes de développement, la question demeure de savoir si leur inclusion constitue une réelle participation et si leurs capacités ont été accrues de façon à leur permettre de décider du cours de leur destinée en collaboration avec le gouvernement, les ONG et la communauté internationale. Les travaux de l’IIDD portent sur ces questions dans le contexte particulier de la liberté de participation.
Cohérence des politiques et gouvernance
Le lien entre la pauvreté et l’écosystème est régi, jusque dans la moindre collectivité locale, par un système complexe d’institutions, d’organisations et de politiques internationales. L’IIDD tente de trouver des façons dont les politiques, organisations et institutions peuvent joindre leurs efforts pour lier la réduction de la pauvreté et les objectifs de gestion environnementale.
Rapport sur la pauvreté et les écosystèmes
De nombreux rapports évaluent divers aspects de l’état de la pauvreté humaine et de l’environnement. Cependant, aucun ne fait complètement état d’une évaluation des liens essentiels entre la pauvreté et l’écosystème. La situation devient plus claire lorsque l’on structure les très divers éléments contenus dans ces rapports au moyen d’un cadre d’intégration de la pauvreté et de l’écosystème
Moyens d’existence durables
L’IIDD définit un « moyen d’existence » comme les capacités, actifs (réserves, ressources, revendications et accès) et activités nécessaires à un moyen de subsistance. Un moyen d’existence est durable s’il peut faire face au stress et aux chocs et s’en remettre, maintenir et améliorer ses capacités et actifs, et offrir des possibilités de moyens d’existence à la prochaine génération. L’IIDD examine les répercussions du changement de climat et des catastrophes naturelles sur les moyens d’existence et cherche des moyens de les rendre plus durables.
Vulnérabilité et adaptation
De nombreuses personnes sont à la merci de dangers et de catastrophes naturels en raison du lieu où elles vivent ou parce qu’elles n’ont ni les capacités, ni le soutien de leur communauté pour survive et prospérer lorsque s’abattent les catastrophes. L’IIDD détermine les politiques qui facilitent la résilience locale et la gestion adaptative pour réduire la vulnérabilité. En apprendre plus sur nos travaux à propos des sujets suivants : vulnérabilité et adaptation dans le Sud; résilience face aux catastrophes; droits aux ressources et résilience face aux catastrophes; l’adaptation comme moyen de développer la résilience dans les Prairies canadiennes.