
La poursuite du développement durable exige que l’on soit attentif aux interactions entre l’environnement, la société et l’économie. L’IISD examine les façons d’évaluer l’environnement, de mieux concevoir les instruments de politique publique et de faire face durablement à la pauvreté sordide.
| · Aaron Cosbey Associé et conseiller principal, changements climatiques et commerce | ||
| · Christopher Beaton Agent de la recherche et communications | ||
| · Darren A. Swanson Directeur adjoint - Capital naturel et social | ||
| · Dimple Roy Gestionnaire, Capital naturel et social | ||
| · Jason Potts Associé | ||
| · László Pintér Membre honoraire senior et associé | ||
| · Livia Bizikova Gestionnaire de projet | ||
| · Marlene Roy Ressources pour la Recherche et l'Apprentissage | ||
| · Matthew McCandless Gestionnaire de projet | ||
| · Oshani Perera Gestionnaire de Programme | ||
| · Peter Wooders Économiste principal | ||
| · Stephan Barg Associé | ||
| · Vivek Voora Gestionnaire de projet | ||
L’IISD réalise une série de séminaires internes visant à mieux définir l’économie durable. Nous utilisons comme point de départ la définition du développement durable donnée par la Commission Brundtland et la façon dont l’équité intra et transgénérationnelle façonne ou modifie les économies nationales et le développement durable. À la lumière des premiers séminaires que nous avons réalisés, nous avons élaboré une ébauche de « carte conceptuelle » de l’économie durable. Nous vous invitons à nous communiquer vos commentaires et observations. Veuillez les envoyer par courrier électronique à l’adresse
suivante : mroy@iisd.ca.L’économie est l’étude de la façon dont les sociétés utilisent les ressources (rares). Bien que traditionnellement, on ait mis l’accent sur la façon dont les ressources sont réparties, l’équité de la répartition et l’ampleur de l’activité économique dans son ensemble attirent de plus en plus l’attention. C’est largement dû aux préoccupations concernant les incidences environnementales et sociales des décisions économiques. Réciproquement, nos choix en matière environnementale et sociale ont des répercussions économiques. Mieux comprendre et anticiper la façon dont les décisions touchent ces trois aspects, tel est le défi auquel fait face le développement durable.
Pour répondre à un défi de cette envergure, chacun des programmes de l’IISD comporte un volet économique en plus de l’étude des questions environnementales et sociales. Ce chevauchement des domaines exige l’utilisation de multiples méthodes et outils analytiques dont regorge d’ailleurs le domaine de l’économie. Qui plus est, l’économie tire de plus en plus de renseignements d’autres domaines de recherche, ce qui enrichit les possibilités de recherches sur les façons dont nos choix économiques agissent sur les questions environnementales et sociales et vice versa.
Reflétant l’éventail de questions, nos travaux dans ce domaine sont très vastes mais peuvent cependant être regroupés en six catégories générales : conceptualiser l’économie durable, valeurs et évaluation du capital naturel et des écosystèmes, instruments de politique économique, commerce international, investissements étrangers, et marchés durables.
Conceptualiser l’économie durable
Bien que les chercheurs, décideurs et autres aient fourni de multiples, et parfois divergentes, visions du concept d’économie durable, les détails pratiques de la politique ne sont pas encore en place pour en faire une réalité et nous ne savons pas nécessairement ce qu’ils devraient être.
Valeurs et évaluation
L’environnement contribue à l’économie de maintes façons. Cependant, vaste est l’incertitude liée à l’affectation d’une valeur économique à cette contribution. De nombreuses décisions concernant l’environnement sont toutefois fondées sur des valeurs économiques déterminées par le marché qui, ordinairement, ne tient pas compte des avantages de survie et autres fournis par l’écosystème. L’IISD souhaite trouver des moyens de préserver les écosystèmes vitaux en élaborant des méthodes et des outils d’évaluation économique et non économique mieux adaptés.
Pauvreté et environnement
La réduction de la pauvreté et le développement humain se trouvent au cœur du développement durable. Il faut trouver des façons d’améliorer la vie des personnes qui vivent dans la pauvreté sans continuer à dégrader les écosystèmes. L’IISD applique à cette question des concepts, des méthodes et des outils provenant de l’ensemble de ses programmes.
Instruments de politique
Les gouvernements utilisent divers instruments, y compris les instruments économiques tels que les redevances pollution, les subventions, les permis négociables, les cautionnements d’exécution, pour harmoniser les signaux des marchés afin de promouvoir l’adoption d’un comportement responsable du point de vue de l’environnement de la part de tous. Ces instruments fonctionnent souvent de pair avec des règlements autorisés et ont de considérables répercussions sur le développement durable. L’IISD enquête sur la façon d’améliorer la conception et l’application des instruments économiques au profit de l’environnement et de la société.
Commerce international
Le commerce international recèle de vastes possibilités pour promouvoir le développement durable ou pour y faire obstacle. En permettant la spécialisation, le commerce peut accroître les revenus et contribuer à améliorer le bien-être. L’ouverture à l’investissement et au commerce peut apporter des technologies et processus nouveaux, respectueux de l’environnement. Cependant, le commerce peut également permettre à la forte demande mondiale d’épuiser les ressources naturelles d’un pays et de créer une pollution supplémentaire. Les avantages du commerce ne sont pas toujours bien répartis entre les nations et en leur sein.
Investissement étranger
L’investissement est essentiel au développement durable qui exige des changements fondamentaux de la façon dont nous produisons, distribuons et éliminons les produits. De nos jours, le changement doit principalement provenir de l’investissement dans de nouvelles technologies et de nouveaux processus qui peuvent remplacer les pratiques non durables. Dans les pays en développement, lorsque les sources de capital d’origine nationale sont rares, l’investissement direct à l’étranger joue un rôle important. Cependant, tout investissement ne conduit pas nécessairement au développement durable, et toutes les règles et institutions mondiales connexes à l’investissement international n’ont pas forcément été conçues en pensant au développement durable. Les travaux de l’IISD sur l’investissement et le développement durable sont axés sur ce lien essentiel
et offrent de nouvelles approches pour garantir que le droit et les politiques en matière d’investissements apporteront une contribution positive au développement durable.
Marchés durables
Au cours des vingt-cinq dernières années, on a assisté à une expansion rapide des marchés volontaires et axés sur les normes pour les produits durables. L’arrivée d’étiquettes du genre « commerce équitable » et « biologique », et le vaste éventail d’autres étiquettes sociales et environnementales sont révélateurs du fait que les consommateurs et l’industrie sont de plus en plus sensibilisés à l’importance du pouvoir de décision individuel et de la responsabilité dans l’atteinte du développement durable L’initiative de l’IISD intitulée Marchés durables et commerce responsable (SMART) cherche à bâtir une « infrastructure habilitante » pour l’utilisation efficace, équitable et transparente des initiatives volontaires comme instrument du développement durable.