
La poursuite du développement durable exige que l’on soit attentif aux interactions entre l’environnement, la société et l’économie. L’IIDD examine les façons d’évaluer l’environnement, de mieux concevoir les instruments de politique publique et de faire face durablement à la pauvreté sordide.
| · Aaron Cosbey Associé et conseiller principal, changements climatiques et commerce | ||
| · Anne Hammill Gestionnaire de projet | ||
| · Dale S. Rothman Chercheur principal | ||
| · Dan Rubenstein Associé | ||
| · Darren A. Swanson Gestionnaire de projet | ||
| · David A Boyer Consultant | ||
| · László Pintér Directeur, Mesures et évaluation | ||
| · Mark Anielski Associé | ||
| · Marlene Roy Ressources pour la Recherche et l'Apprentissage | ||
| · Norman Myers Associé | ||
| · Oli Brown Gestionnaire de programme | ||
| · Ron Steenblik Directeur de recherche, Initiative mondiale sur les subventions | ||
| · Stephan Barg Associé | ||
| · Vivek Voora Agent de projet | ||
Measuring Policy Coherence among the MEAs and MDGs (PDF - 565 kb)
À l'heure actuelle, il y a environ 13 conventions ou accords multilatéraux sur l'environnement, et environ 500 traités internationaux ou autres accords liés à l'environnement. Les communautés internationales et nationales sont préoccupées par cette prolifération d'accords, à cause du chevauchement et du recoupement des objectifs et des programmes. Le manque de cohérence entraine l'augmentation du coût des transactions et l'inefficacité dans l'atteinte des objectifs énoncés dans les conventions. La nécessité d'assurer une cohérence est manifeste. Même si un bon nombre d'accords multilatéraux ont donné lieu à une approche plus intégrée vers la gestion de l'environnement, on fait bien peu de choses à l'heure actuelle pour établir une cohérence entre les accords sur l'environnement et les initiatives de développement, en particulier les objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD) récemment élaborés.
Au fond, l’économie est l’étude de la façon dont les sociétés utilisent les ressources (rares). Bien que traditionnellement, on ait mis l’accent sur la façon dont les ressources sont réparties, l’équité de la répartition et l’ampleur de l’activité économique dans son ensemble attirent de plus en plus l’attention. C’est largement dû aux préoccupations concernant les incidences environnementales et sociales des décisions économiques. Réciproquement, nos choix en matière environnementale et sociale ont des répercussions économiques. Mieux comprendre et anticiper la façon dont les décisions touchent ces trois aspects, tel est le défi auquel fait face le développement durable.
Pour répondre à un défi de cette ampleur, chaque programme de l’IIDD comporte un volet économique mais aussi un volet environnemental et un volet social. Ce chevauchement des domaines exige l’utilisation de multiples méthodes et outils analytiques dont regorge d’ailleurs le domaine de l’économie. Qui plus est, l’économie tire de plus en plus de renseignements d’autres domaines de recherche, ce qui enrichit les possibilités de recherches sur les façons dont nos choix économiques agissent sur les questions environnementales et sociales et vice versa.
Reflétant l’éventail de questions, nos travaux sont vastes mais peuvent néanmoins être regroupés dans trois grandes catégories : les valeurs et l’évaluation, les instruments de politique, et la pauvreté et l’environnement.
Valeurs et évaluation
L’environnement contribue à l’économie de maintes façons. Cependant, vaste est l’incertitude liée à l’affectation d’une valeur économique à cette contribution. De nombreuses décisions concernant l’environnement, sont toutefois fondées sur des valeurs économiques déterminées par le marché, qui, ordinairement, ne tient pas compte des avantages de survie et autres fournis par l’écosystème. L’IIDD souhaite trouver des moyens de préserver les écosystèmes vitaux en élaborant des méthodes et des outils d’évaluation économique et non économique mieux adaptés.
Instruments de politique
Les gouvernements utilisent divers instruments, notamment des instruments économiques tels que les redevances pollution, les subventions, les permis négociables, les garanties de bonne exécution, pour harmoniser les signaux des marchés afin de promouvoir l’adoption d’un comportement responsable du point de vue de l’environnement de la part de tous. Ces instruments fonctionnent souvent de pair avec des règlements autorisés et ont de considérables répercussions sur le développement durable. L’IIDD enquête sur la façon d’améliorer la conception et l’application des instruments économiques au profit de l’environnement et de la société.
Pauvreté et environnement
La réduction de la pauvreté et le développement humain sont des composantes essentielles du développement durable. Il faut trouver des moyens d’améliorer la vie des personnes qui vivent dans la pauvreté sans accroître le fardeau qui pèse déjà sur les écosystèmes. L’IIDD applique à cette question des concepts, des méthodes et des outils provenant de l’ensemble de ses programmes.