Notre Tableau chronologique du développement durable récapitule les réunions, les événements environnementaux, les publications et les jalons les plus mémorables qui ont pavé le chemin vers la durabilité depuis 1962.
Notre vision : Un mieux vivre durable pour tous
Notre mission : Assurer un avenir durable aux sociétés en favorisant l’innovation
En 1988, le premier ministre Brian Mulroney annonçait à l’ONU l’intention du Canada de créer un institut international voué à la promotion du développement durable. Cette idée—comme d’ailleurs une autre innovation, la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie—était née des recommandations du Groupe de travail national sur l’environnement et l’économie mis sur pied par le Conseil canadien des ministres des Ressources et de l’Environnement pour envisager les suites que le Canada pourrait donner au rapport historique Notre avenir à tous.
Depuis sa fondation, l’IIDD a été façonné par l’innovation, de solides efforts aux niveaux de la recherche et des communications, et des relations efficaces au plan mondial. Le bilan qui suit donne un instantané de quelques-uns des moments forts de l’Institut durant ses quinze premières années d’existence—autant d’illustrations de nos efforts en vue de rapprocher les sociétés de cette issue mondialement acceptée qu’est le développement durable.
Le Manitoba ne tarde pas à exprimer son vif intérêt d’accueillir le siège de l’Institut à Winnipeg. À la conférence Globe 90 à Vancouver, le premier ministre du Manitoba, Gary Filmon, et le ministre fédéral de l’Environnement, Lucien Bouchard, signent l’accord de financement qui donne naissance à l’IIDD. Le gouvernement fédéral (l’ACDI et Environnement Canada) et le Manitoba offrent des fonds de démarrage importants, à hauteur de 25 millions de dollars canadiens sur cinq ans.
L’Institut international du développement durable est créé en vertu de la Loi sur les corporations canadiennes, Partie II en tant qu’organisation à but non lucratif chapeautée par un conseil d’administration international indépendant. Jim MacNeill, le regretté J. C. Gilson et Lloyd McGinnis, premier président du Conseil d’administration de l’IIDD, signent les statuts de l’IIDD.
À l’issue d’une vaste consultation, il est décidé que l’IIDD sera une institution fondée sur le savoir qui se concentrera sur la source des problèmes plutôt que sur leurs symptômes et qu’elle cherchera aux plans international, national et local à appliquer des principes globaux à des situations spécifiques.
Le premier président-directeur général de l’IIDD, Peter Kilburn, recrute les premiers membres du personnel.
Trois thèmes-programmes sont identifiés : la réforme des politiques publiques, l’intégration de considérations environnementales et économiques dans la prise de décisions et la production de rapports aux niveaux public et privé, et les changements institutionnels favorables au DD.
Le Conseil de l’IIDD affirme l’importance de communications efficaces pour la réalisation des objectifs institutionnels et mise sur la technologie des communications électroniques pour partager le savoir et bâtir des relations. Cet engagement continue, à ce jour, d’avoir une influence sur le travail de l’IIDD et sur son développement.
Nicholas Sonntag est détaché auprès de Maurice Strong pour l’aider à planifier la Conférence de 1992 des Nations Unies sur l’environnement et le développement, ce qui donne à l’Institut une occasion de se familiariser en profondeur avec les domaines où il faudra faire un suivi après le Sommet de la Terre de Rio. L’IIDD participe aussi au financement de Notre pays, la planète, la publication officielle du Sommet.
L’IIDD s’engage résolument, malgré un scepticisme considérable, à oeuvrer dans le domaine du commerce et du DD. La décision vient à point nommé, l’environnement et le développement devenant de grands sujets de préoccupation tant au sein de l’ALENA que du GATT.
L’IIDD commence de plus à explorer les activités de DD dans sa région d’attache, arrêtant son choix sur l’agriculture durable dans les Grandes Plaines.
Arthur J. Hanson, membre fondateur du Conseil de l’IIDD, devient président-directeur général.
L’IIDD diffuse sa première publication, Business Strategy for Sustainable Development: Leadership and Accountability for the '90s, et développe un programme global destiné aux décideurs des entreprises, qui comprend une analyse du processus d’établissement de rapports sur le développement durable dans les entreprises, ainsi que des initiatives concernant les normes écologiques et l’éco-étiquettage.
L’IIDD fait de l’élimination de la pauvreté et des liens de cette dernière avec le DD l’un des thèmes sous-jacents de sa recherche. La recherche communautaire émerge comme une façon de comprendre la pauvreté, les changements environnementaux et d’autres enjeux connexes. Le programme de l’adaptation communautaire et des moyens de subsistance durables examine les moyens de subsistance des ruraux et les outils nécessaires pour bâtir un avenir durable dans les régions durement touchées par la pauvreté.
En juin, l’IIDD prend part à l’historique « Sommet de la Terre », à Rio de Janeiro. Le Conseil s’y réunit, de nouvelles publications sont diffusées, dont un recensement mondial des sources d’information sur le DD, et l’Institut y tient un stand. La volonté exprimée par la communauté internationale de passer d’urgence des paroles aux actes cadre bien avec le mandat de l’IIDD de promouvoir le développement durable dans la prise de décisions.
L’IIDD, de concert avec plusieurs autres organisations, offre son soutien à une nouvelle publication d’information, l’Earth Summit Bulletin, fondée par Pamela Chasek, Johannah Bernstein et « Kimo » Goree. Le « Bulletin » connaît un très grand succès, et quelque 10 000 exemplaires du rapport quotidien sur l’état des négociations sont distribués durant la réunion.
L’IIDD coiffe ses programmes des vocables suivants : les affaires et le gouvernement; le commerce; les communications et les partenariats; la pauvreté et l’autonomisation.
L’IIDD enregistre des succès concrets. Des universités et d’autres institutions inscrivent l’ouvrage Business Strategy for Sustainable Development à leur programme, alors qu’une grande société canadienne de télécommunications met en pratique de telles stratégies.
La collaboration et les partenariats se révèlent des atouts de plus en plus précieux. Des partenaires japonais et européens font une comparaison des rapports environnementaux produits par les entreprises en Amérique du Nord, au Japon et en Europe. L’IIDD commence à faire l’analyse et la promotion des expériences de partenariat.
Le projet EarthEnterprise voit le jour pour encourager les entrepreneurs, les innovateurs et les investisseurs à créer de la richesse en répondant aux besoins de développement durable. La première conférence des partenaires de l’IIDD réunit une centaine d’entrepreneurs et d’investisseurs à Winnipeg.
L’IIDD introduit un cadre de moyens de subsistance durables pour intégrer la politique, les stratégies d’adaptation locales et les connaissances modernes et permettre de la sorte de créer des systèmes de subsistance durables.
Le Programme des Grandes Plaines permet aux intervenants d’un peu partout dans les Prairies canadiennes et américaines de faire connaître leurs besoins en ce qui a trait à la viabilité de leurs communautés et de leurs moyens de subsistance. Une première étude examine la question de la viabilité dans une perspective scientifique, historique et économique. Des travaux subséquents produisent un cadre de politique en matière de DD, que l’on appliquera avec succès à plusieurs cas au Canada et aux États-Unis.
L’IIDD se fixe pour objectif d’intégrer des secteurs clés, spécialement ceux des femmes et des jeunes, dans son travail.
La collaboration avec la Chine débute avec l’inclusion d’Art Hanson parmi les membres du Conseil chinois de la coopération internationale en environnement et en développement. Le CCICED agit à titre de conseiller auprès du Conseil d’État. Dans l’année qui suit, l’IIDD entreprend de coopérer avec la Chine dans les dossiers du commerce et de l’environnement; cette collaboration se poursuivra durant une dizaine d’années, l’Institut fournissant à la Chine un soutien au niveau des politiques alors que celle-ci prépare son entrée à l’OMC.
L’IIDD prend en mains le Bulletin des Négociations de la Terre, successeur du Earth Summit Bulletin. Le BNT fait maintenant rapport sur différentes réunions de l’ONU dans l’après Rio, comme la Conférence sur les petits États insulaires en développement (Barbade, 1994), puis la Conférence internationale sur la population et le développement (Le Caire, 1994), le Sommet mondial pour le développement social (Copenhague, 1995), la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Beijing, 1995) et la deuxième Conférence de l’ONU sur les établissements humains (Istanbul, 1996); ainsi que sur les réunions des parties aux conventions sur les changements climatiques, la biodiversité et la désertification, et celles de la Commission du développement durable. En cours de processus, nous constatons que la publication quotidienne du Bulletin peut améliorer la qualité des négociations et accélérer celles-ci. Les bureaux du BNT sont ultimement installés à Manhattan.
L’IIDD met en ligne ses activités de recherche et de communication sur le web, une des premières organisations au monde à choisir cette voie. L’Institut reçoit de nombreuses demandes d’aide à cet égard.
Le projet de mise en valeur des terres arides et semi arides, un des projets relatifs aux moyens de subsistance durables, cible neuf collectivités dans cinq pays d’Afrique subsaharienne. Dans chaque pays, les chercheurs sur le terrain identifient, avec les collectivités, comment les systèmes de subsistance ont changé.
L’IIDD forme un groupe de consultation auprès des entreprises, que préside le regretté Jack MacLeod, ex-PDG de Shell Canada. De plus, l’Institut poursuit les efforts entrepris au Sommet de Rio pour nouer des liens avec le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable, nouvellement créé.
Notant la lenteur des progrès des gouvernements, l’IIDD publie Action Plan: Protecting the Environment and Reducing Canada's Deficit, un mémoire destiné au nouveau ministre des Finances du Canada dans lequel il est fait état de la nécessité de taxer davantage les pollueurs, de réduire les impôts ayant un impact négatif sur le taux d’emploi et d’éliminer les subventions qui nuisent à l’environnement.
L’IIDD publie les Principes de Winnipeg, lignes directrices internationalement reconnues destinées à encourager les politiques et pratiques commerciales qui répondent aux besoins de développement durable. Les principes sont les suivants : efficacité et internalisation des coûts, équité, intégrité environnementale, subsidiarité, coopération internationale, science et précaution et ouverture.
Le nouveau EarthEnterprise Tool Kit, qui renferme des informations sur les personnes-ressources et des renseignements pratiques pour aider les entreprises à devenir durables, est publié sous forme de livre, et un deuxième forum EarthEnterprise est organisé en Ontario en raison du très vif intérêt que suscite le programme.
Après avoir servi cinq ans comme président du Conseil d’administration, Lloyd McGinnis quitte ses fonctions et devient président fondateur du Conseil. Jim MacNeill lui succède.
Le Programme des mesures et des indicateurs, nouvellement créé, a pour mandat de trouver des moyens de quantifier les indicateurs qui permettront de progresser vers le développement durable.
Le Centre canadien de recherches pour le développement international subventionne un portail web qui permet d’accéder aux sites d’organisations de recherches clés en développement durable dans six régions du monde; c’est l’origine du Réseau Communications pour le développement durable, le premier réseau du savoir de l’IIDD.
À l’occasion du renouvellement du financement de l’IIDD pour une autre période de cinq ans, un travail considérable s’amorce afin d’élargir les sources et les niveaux du financement de l’Institut. Cette transition marque un changement significatif dans la culture de l’IIDD, le personnel s’employant avec succès à trouver du soutien pour les programmes. Aujourd’hui, le budget annuel de l’Institut est le double de celui de 1995, même si le financement de base est inférieur à ce qu’il était.
À la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, l’IIDD est le premier à recourir aux interviews par la lecture audio en transit et aux photos numérisées depuis Beijing, s’associant avec MCI pour utiliser la nouvelle liaison Internet de la Chine. Linkages enregistre plus de 400 000 accès.
Un comité de bénévoles est formé à l’interne pour encourager l’adoption de pratiques écologiques dans les bureaux de l’IIDD et parmi le personnel, y compris l’utilisation du vélo ou de l’autobus pour se rendre au travail, ainsi que le recyclage et l’utilisation d’encres végétales. L’IIDD élabore un modèle de rapport annuel sur le développement durable, dont se servent nos vérificateurs externes indépendants pour assurer l’exactitude des modèles établis.
L’IIDD participe activement au Sommet mondial pour le développement social. Guidé par la notion d’équité, l’Institut élabore une vision et une stratégie axées sur les moyens de subsistance durables. À l’occasion d’une collaboration unique avec l’UNICEF, l’Institut organise dans le cadre de « La Voix des jeunes » une exposition multimédias par le biais de Linkages (BNT), invitant les jeunes à faire parvenir leurs idées. Les quelque 4 000 réponses reçues sont transmises aux dirigeants du Sommet.
D’autres publications détaillent des applications pratiques des Principes de Winnipeg pour le commerce et le développement durable, qui éveillent de plus en plus l’attention de la communauté internationale, y compris de la nouvelle OMC.
Partant du principe que le budget annuel est le plus important énoncé des gouvernements lorsqu’il s’agit du développement durable, l’IIDD publie Green Budget Reform et des études de cas de pratiques exemplaires dans le monde.
Le Programme des Grandes Plaines réunit diverses parties intéressées à une conférence au Manitoba. L’IIDD entame son travail au Manitoba sur les indicateurs de durabilité des Prairies.
Bien que de création nouvelle, le Programme des mesures et des indicateurs acquiert une notoriété mondiale après la publication des Principes de Bellagio : Lignes directrices relatives à l’évaluation des progrès vers le développement durable et la formation du Groupe consultatif international sur les indicateurs de développement durable.
Un guide pratique est publié sur la façon de mener de la « recherche participative », en tant qu’approche intégrée permettant d’introduire l’expérience communautaire dans le processus d’élaboration de politiques en prenant appui sur les points forts identifiés par les intéressés eux-mêmes plutôt que sur des lacunes qu’on perçoit de l’extérieur. Ce qui conduit à explorer plus à fond la Méthode d’analyse positive.
L’IIDD parraine les audiences publiques nord-américaines de la Commission mondiale des forêts et du développement durable. Quelque 270 participants du Canada, des États-Unis et du Mexique assistent à la réunion à Winnipeg, tandis que d’autres y prennent part par le truchement d’un site web hébergé par l’IIDD.
L’IIDD publie Global Green Standards en réponse à la nouvelle norme ISO 14000, un système de gestion de l’environnement d’application volontaire.
L’IIDD publie une évaluation indépendante du rendement de l’Organisation mondiale du commerce durant ses deux premières années. Ses auteurs y critiquent franchement le manque d’ouverture de l’OMC et son échec à intégrer les préoccupations relatives au développement durable dans des politiques commerciales internationales.
En collaboration avec le Conseil de la Terre et d’autres partenaires, l’IIDD assure la webdiffusion de Rio +5 depuis le Brésil.
L’IIDD donne le coup d’envoi au SD Gateway, autre technologie de télécommunications novatrice; sa conception conviviale offre des outils électroniques aux décideurs pour les aider à utiliser de façon optimale la vaste quantité d’informations à leur disposition. Quiconque emprunte cette passerelle peut facilement se rendre sur des sites partenaires. Le Programme de communication des connaissances, auparavant le Programme de l’information et des communications, gère la passerelle.
L’IIDD lance « Jeunes leaders canadiens pour un avenir durable », son programme de stages pour les jeunes. Depuis, près de 300 participants ont partagé leurs compétences avec des organisations hôtes un peu partout dans le monde, tout en étant mis en contact avec des possibilités d’emploi intéressantes.
L’IIDD prépare un chapitre du Rapport sur l’état de l’environnement du Manitoba, dans le cadre de ses efforts visant à aider le gouvernement à passer des rapports sur l’environnement aux rapports sur le développement durable.
Le Programme d’affaires de l’IIDD entame sa deuxième phase, durant laquelle l’Institut travaillera activement avec ses partenaires du milieu des affaires pour les aider à comprendre et à appliquer les pratiques de développement durable. Basé à Calgary, le nouveau programme, qui a été lancé sous la direction du regretté Jim Leslie, donne à l’Institut une présence au coeur de l’industrie canadienne du pétrole et du gaz.
L’IIDD entame sa collaboration avec le Tata Energy Research Institute (TERI) sur des enjeux d’intérêt mutuel pour le Canada et pour l’Inde en ce qui a trait au rendement énergétique, aux améliorations à apporter à l’environnement et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’ACDI verse quatre millions de dollars à l’Institut pour ce projet—ce qui fait de ce dernier le contrat le plus important contrat décroché par l’Institut.
L’IIDD publie l’étude pionnière de Norman Myers sur les subventions ayant des effets pervers, mettant en lumière le coût environnemental et économique énorme des paiements effectués par les gouvernements à l’échelle mondiale.
Art Hanson quitte ses fonctions de président-directeur général après sept années à la barre. David Runnalls lui succède à la présidence.
L’IIDD publie Le Canada à l’heure de Kyoto : L’évolution du climat et ses conséquences. Environ 3 500 exemplaires sont distribués ou vendus aux décideurs canadiens qui cherchent à mieux comprendre le Protocole de Kyoto, signé en 1997.
David Runnalls copréside un groupe de travail chargé de conseiller le gouvernement sur deux caractéristiques du Protocole destinées à aider le Canada à s’acquitter des engagements qu’il a contractés à Kyoto, tout en encourageant l’investissement dans les technologies d’énergie propre.
L’IIDD annonce son programme de synergie des sous-produits en Alberta, qui adopte une nouvelle approche de la gestion des sous-produits et des déchets. Initiative de la société Applied Sustainability Ltd., le programme recense les occasions, pour les entreprises, de vendre leurs déchets à ceux qui peuvent s’en servir dans leurs procédés de fabrication.
L’IIDD adopte un nouveau plan stratégique, assorti d’un nouvel énoncé de sa vision et de sa mission : « Notre vision : Un mieux-vivre durable pour tous; notre mission : Assurer un avenir durable aux sociétés en favorisant l’innovation ».
Jim MacNeill quitte la présidence du Conseil d’administration et Jacques Gérin lui succède.
Plus de trois millions de téléchargements sont effectués à partir des sites web de l’IIDD.
En collaboration avec l’Union mondiale pour la nature (IUCN), l’IIDD lance un Réseau du savoir sur le commerce pour aider les pays du Sud à avoir davantage voix au chapitre dans les négociations commerciales internationales.
Le Programme des mesures et des indicateurs de l’IIDD introduit le concept du « Tableau de bord » en tant qu’outil de communication permettant d’illustrer le niveau de développement durable. Utilisant trois témoins et s’inspirant du tableau de bord d’un véhicule, le concept permet de visualiser l’état de santé économique, environnementale et sociale.
L’IIDD lance un projet qui donne au reste du monde la possibilité de voir avec les yeux des Inuit les effets des changements climatiques dans la partie occidentale de l’Arctique canadien. Le vidéo, Sila Alangotok, préparé et réalisé en collaboration avec les habitants de Sachs Harbour, fait du bruit lorsqu’il est diffusé dans plusieurs centres à travers le monde, témoignage oral et visuel de changements environnementaux dramatiques survenus dans cette partie du globe. En 2003, il est présenté à l’émission World's Earth Report de la BBC, qui rejoint des millions de téléspectateurs.
Le premier projet communautaire de l’IIDD à utiliser l’approche de l’analyse positive est mis en oeuvre dans deux États du sud de l’Inde. Notre partenaire est MYRADA, une ONG basée à Bangalore qui s’occupe du micro-crédit, du développement des bassins hydrographiques et de la réduction de la pauvreté.
L’IIDD élargit sa collaboration avec le PNUE en rédigeant des chapitres du deuxième Avenir de l’environnement mondial et aide à élaborer un cours et un guide intégrés d’évaluation et de rapports sur l’environnement maintenant utilisés dans plusieurs régions du monde.
Le plan stratégique 2000-2005 vient remplacer différents programmes de l’IIDD avec sa structure articulée autour de cinq objectifs stratégiques sur lesquels l’Institut estime avoir prise : la politique économique; le commerce et l’investissement; les changements climatiques; les mesures et indicateurs; la gestion des ressources naturelles. L’Institut conserve également deux fonctions stratégiques : les Services d’information et la Communication des connaissances. Cette nouvelle structure favorise la recherche innovatrice et interdisciplinaire.
Le nouveau bureau de l’IIDD à Genève donne plus de visibilité internationale à l’Institut et lui donne un meilleur accès à des décideurs européens clés.
Pour militer en faveur d’une nécessaire réforme de l’OMC, l’IIDD publie une déclaration sur le commerce et le développement durable dans laquelle il propose que l’OMC examine toute la gamme des impacts de la libéralisation du commerce, encourage une participation équitable des pays en développement aux travaux de l’Organisation et fasse la promotion de réformes qui servent le développement durable.
Les gouvernements du Canada et des États-Unis soutiennent officiellement le droit de l’IIDD d’intervenir dans une importante affaire de droit commercial menée en vertu de l’ALENA. C’est la première fois qu’un appui du genre est accordé à une organisation non gouvernementale environnementale.
An International Investment Regime? Issues of Sustainability, une étude du regretté Konrad von Moltke, explore ce que pourraient être les règles internationales d’investissement si elles visaient à la fois la croissance économique et la protection de l’environnement. La solution proposée est radicalement différente de toutes celles mises de l’avant jusque-là.
Dans les jours précédant le Sommet des Amériques, à Québec, l’IIDD organise avec d’autres partenaires un symposium de haut niveau sur le commerce et le développement, qui connaît un vif succès.
En collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’IIDD publie Environment and Trade: A Handbook, un guide qui expose clairement les enjeux, dont il est fait presque immédiatement un deuxième tirage et pour lequel on enregistre des dizaines de milliers de téléchargements. Le document est par la suite traduit en français (Guide de l’environnement et du commerce), en espagnol, en russe et en mandarin.
L’IIDD publie Strategic Intentions, un compte rendu de cinq années de recherches et d’expérimentations dans le domaine des communications et des réseaux du savoir.
L’IIDD diffuse Conserving the Peace: Resources, Livelihoods and Security au Sommet mondial sur le développement durable. Louvrage examine comment la gestion des ressources naturelles est liée aux tensions sociales et aux conflits, et comment, en protégeant l’environnement, on peut s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité.
Également au Sommet, l’IIDD publie 10 + 10, une évaluation des dix réalisations et des dix échecs les plus significatifs au chapitre du développement durable depuis Rio.
En collaboration avec l’Alliance mondiale pour le savoir et TakingITGlobal, l’IIDD lance Youth Creating Digital Opportunities, une coalition pour l’accès des jeunes aux technologies numériques, afin que les attitudes et les perspectives de ceux-ci soient prises en compte durant le Sommet mondial sur la société de l’information. L’accent était mis sur les aptitudes particulières des jeunes à mettre les TIC au service du développement durable.
La collaboration de l’IIDD dans le cadre du projet Mines, minéraux et développement durable – Amérique du Nord prend fin. Cet effort appelant la participation de quelque 150 personnes aura sensibilisé un secteur tout entier à l’enjeu du développement durable.
L’équipe des Services d’information, l’ancienne équipe du BNT, continue d’ajouter à ses produits, vendant ses services de comptes rendus de conférences aux gouvernements et aux organisations internationales. Aux conférences de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et au SMDD à Johannesburg, l’équipe est retenue pour publier ENB On the Side, en complément du Bulletin des Négociations de la Terre, et rendre compte des activités tenues en marge de ces réunions.
L’IIDD prêche par l’exemple en finalisant l’achat de crédits de compensation de 375 tonnes de carbone pour compenser les émissions de dioxyde de carbone résultant des déplacements des membres de son personnel en 2002-2003.
L’IIDD et le Programme des Nations Unies pour l’environnement signent un mémorandum d’accord aux termes duquel l’Institut fournira régulièrement des conseils en matière de politiques dans les dossiers de la gestion des écosystèmes et du développement humain.
L’Organisation internationale de normalisation invite l’IIDD à la conseiller sur la faisabilité de normaliser la responsabilité sociale des entreprises (RSE).
En collaboration avec l’Institut Mazingira du Kenya, l’IIDD publie There is a Better Way, un magazine de BD inventif inspiré de l’oeuvre pionnière de l’économiste et prix Nobel Amartya Sen. Cette publication rejoint un très vaste public dans les pays pauvres et insiste sur la notion de développement en tant que liberté.
En collaboration avec le Centre international du commerce et du développement durable, l’IIDD publie la Doha Round Briefing Series. Cette série en 13 parties, produite en anglais et en russe, informe les non-initiés sur les négociations menées à l’OMC.
L’IIDD se voit attribuer par un tribunal de l’ALENA le statut d’amicus curiae dans l’affaire Methanex c. les États-Unis, faisant de l’IIDD et d’une ONG américaine les premiers groupes de la société civile à être ainsi reconnus, ce qui marque un progrès majeur dans la transparence de processus du genre.
L’IIDD signe avec Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) un accord de cinq ans aux termes duquel il travaillera à une série de projets qui appuient des initiatives d’AAC associées au Cadre stratégique pour l’agriculture du ministère de l’Agriculture.
L’IIDD fait office de secrétariat du Groupe de travail sur l’échange de droits d’émission et l’économie du Manitoba. Il publie un rapport sur les façons dont la province peut tirer parti des occasions économiques.
L’Institut relance son action dans le domaine des ressources naturelles avec son nouveau programme de Gestion durable des ressources naturelles.
Le Plan stratégique 2005-2010 est approuvé par le Conseil d’administration de l’Institut. Il maintient les énoncés de la vision et de la mission de l’IIDD et il articule quatre nouvelles orientations stratégiques, y compris la nécessité de placer le développement durable au coeur de la prise de décisions.
L’IIDD lance son deuxième Recueil électronique des projets et publications se rapportant aux indicateurs de développement durable, un guide de qui fait quoi au chapitre des indicateurs de durabilité.
L’Institut donne le coup d’envoi à un nouveau Fonds d’innovation à l’intention de ses chercheurs, un fonds soutenu par plusieurs donateurs particuliers et d’autres membres du secteur privé.
GlobeScan rend public un sondage mené en 2004 auprès d’experts de la durabilité qui classent l’IIDD au premier rang des institutions de recherches en développement durable les plus efficaces au monde.
L’IIDD publie Model International Agreement on Investment for Sustainable Development – Negotiators' Handbook, une initiative visant à promouvoir la transparence, la légitimité, l’obligation de rendre compte et la durabilité dans le système de l’investissement international.
L’Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire est diffusée. L’IIDD a participé au développement du cadre conceptuel qui explore les liens entre les services écosystémiques, le bien-être humain et la pauvreté.
David Runnalls informe les membres du Comité parlementaire de l’environnement et du développement durable des façons par lesquelles le Canada peut atteindre ses objectifs de réduction des émissions en partie grâce au mécanisme d’application conjointe, au Mécanisme pour un développement propre et à l’échange de droits d’émission prévus dans le Protocole de Kyoto.
L’équipe des Changements climatiques et de l’énergie se voit confier par contrat la tâche d’identifier les « secteurs d’intérêt » qui serviront de toile de fond aux discussions durant la première réunion des Parties au Protocole de Kyoto.
L’Initiative Van Lennep, conçue pour éliminer les subventions qui faussent les échanges et minent le développement durable, va de l’avant avec la formation d’un groupe de personnalités éminentes.